Quel type de chauffage choisir ?


Plusieurs types de chauffages existent, certains nécessitant des spécificités particulières afin d'être installés et adaptés dans les bâtiments de votre choix. Voici un court résumé des différents types de chauffages et des conditions nécessaires à leur installation.


Le point clé : le choix de l’installateur

Afin de garantir au mieux la qualité de l'installation, il est primordial de choisir un installateur chauffagiste qui dispose des références et qualifications requises. Par exemple, pour contrôler le fluide frigorigène d’une pompe à chaleur, l’installateur doit disposer d’une attestation de capacité ; de même, pour faire bénéficier le client final du crédit d’impôt ou de la prime Energie, il devra être qualifié RGE. Enfin, tous les matériels ne se valent pas : il existe quelques marques de « meilleure » qualité !
Demandez également à votre installateur s’il connait bien le matériel qu’il souhaite vous vendre et vous installer, et s’il suit régulièrement les formations techniques chez le fabricant du matériel.
Même si le métier d’installateur devient de plus en plus complexe (et intéressant à la fois !) du fait de la multi-énergie des installations, les notices techniques (montage et maintenance) des fabricants indiquent clairement la marche à suivre et donnent tous les conseils et indications utiles à un montage de matériel réussi.

A défaut d’avoir un installateur dédié, par exemple qui suit votre installation de chauffage sous la forme d’un contrat d’entretien, vous pouvez vous adresser au fabricant pour qu’il vous conseille dans ce choix. En effet, certains fabricants qui travaillent directement avec les installateurs de chauffage, les connaissent bien et sont capables de vous recommander l’un ou l’autre d’entre eux, en fonction du type de matériel que vous aurez à faire installer.

 

 

Les chaudières

Les chaudières gaz et fioul à condensation, les chaudières à bois ainsi que les pompes à chaleur air-eau et eau-eau sont toutes installées en amont d’un circuit de chauffage central à eau chaude. Le générateur chauffe l’eau qui restitue ensuite sa chaleur aux émetteurs que sont le plancher chauffant ou les radiateurs.

La chaudière gaz à condensation s'installe presque de la même manière qu'une chaudière classique et se retrouve éventuellement accompagnée d'un ballon d'eau chaude (placé en-dessous ou à côté) pour la fourniture de l’eau chaude sanitaire. Fonctionnant au gaz, cet appareil doit être relié au réseau de gaz naturel du logement, ou nécessite l'installation complémentaire d'une citerne de gaz propane individuelle si le logement se trouve en zone non desservie par le gaz naturel.
La chaudière fioul à condensation s'accompagnera également d'une citerne individuelle destinée à fournir à l'appareil le fioul nécessaire à son fonctionnement.
Dans leur principe de fonctionnement, les chaudières à condensation fabriquent des « condensats » acides qui doivent être traités avant d’être rejetés dans les eaux usées. L’installation d’une chaudière à condensation se complète donc d’un équipement de neutralisation des condensats.
A l’autre extrémité de l’installation, l’évacuation des fumées par le conduit de cheminée doit se faire dans un tubage spécial (en matériau synthétique ou en inox) pour ne pas humidifier le boisseau à cause des condensats.

De son côté, la chaudière à bois a également besoin de place. Les bûches sont à stocker dans un endroit sec et ventilé ; les granulés ou les résidus de bois ont besoin d’un local ou d’un silo spécifique. En fonction de sa capacité, ce réservoir occupe une surface au sol de quelques m².

En synthèse, remplacer une chaudière existante par une autre chaudière qui viendra se brancher sur le système de chauffage central, est relativement aisé, moyennant parfois quelques adaptations.

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Les pompes à chaleur

Les pompes à chaleur aérothermique (air-eau) nécessitent simplement un espace extérieur bien aéré afin d'y installer l'unité extérieure qui récolte la chaleur. L’unité intérieure répartir la chaleur sur le réseau de chauffage à eau chaude.Selon les modèles de pompes à chaleur et les puissances, il faut veiller à contrôler le niveau de bruit de l’unité extérieure pour ne pas risquer de perturber le voisinage avec des nuisances sonores.Il existe également des pompes à chaleur air-air dont les unités intérieures sont placées dans chaque pièce à chauffer et qui soufflent de l’air chaud.  

La pompe à chaleur géothermique (eau glycolée-eau) nécessite, quant à elle, la mise en place d’un système de captage des calories contenues dans le sol.Dans le cas d'un captage horizontal, la surface extérieure doit être supérieure d'environ 1,5 fois la surface à chauffer.Dans le cas d'un captage vertical, la surface du terrain extérieur disponible peut être plus réduite puisque les capteurs seront placés en profondeur dans le sol et non éparpillés sur toute sa surface. Dans le cas d'un logement chauffé à l’énergie électrique, la pompe à chaleur géothermique s'accompagnera de ventilo-convecteurs.

Les capteurs solaires

En matière de solaire thermique, la plus classique des solutions est le Chauffe-Eau Solaire Individuel (CESI), lequel s’installe généralement sur le toit à condition toutefois qu’il offre la pente et l’orientation au sud suffisante. Un ou deux capteurs d’environ 2 à 2,5 m& chacun suffisent bien souvent. Les autres solutions que sont le Système Solaire Combiné ou le Chauffe-Eau Solaire collectif nécessitent des surfaces de capteurs plus importantes, comme par exemple des toits-terrasses.
En fonction des besoins en eau chaude sanitaire du logement ou des équipements en question (gymnase, hôtel…), il faudra également prévoir l’emplacement et l’espace nécessaire pour l’installation du ou des ballons d'eau chaude. Un ballon de 1.000 litres occupe par exemple un espace au sol de près d’1,5 m² et mesure plus de 2m.

Pour la production d’électricité par des panneaux solaires photovoltaïques, il faut également disposer de la place nécessaire. Pour une installation classique de 3 kW, la surface nécessaire avoisinera donc les 20 m², soit 12 panneaux de 250 W et de 1,6 m² de surface chacun.

 

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Crédit d'impôt et aides fiscales

La plupart des installations de chauffage citées dans cet article donnent droit à un crédit d'impôt de 30%, sous réserve de respect d’un certain nombre de conditions, comme par exemple faire appel à un professionnel qualifié RGE. De plus, le crédit d’impôt est cumulable avec d’autres aides comme par exemple la Prime Energie (encore appelée Certificat d’Economie d’Energie) ou l’Eco Prêt à Taux Zéro.

En cumulant les aides financières disponibles avec les économies d’énergie générées par une installation moderne et performante, le choix de rénover s’avère assez vite rentable. Encore faut-il choisir l’installateur qui saura vous accompagner et mener votre projet au succès !