La clé du succès, c’est le bon dimensionnement de la pompe à chaleur !

Dans le neuf et plus encore en rénovation, avant même d’envisager les travaux de mise en place d’une pompe à chaleur (PAC), la première étape consiste au bon dimensionnement de l’installation. Celle-ci permet de déterminer la puissance nécessaire au chauffage de la maison, et de fait la puissance et le modèle de PAC le plus adapté. Cette étude préalable valide aussi la pertinence et la faisabilité technique de la solution envisagée, par exemple en remplacement d’une chaudière fioul existante.
Le bon dimensionnement d’une PAC est d’abord une question de méthode. Voici les étapes à suivre :

1. Déterminer les déperditions thermiques

La puissance de chauffage dépend des caractéristiques de votre logement : superficie, forme, année de construction, isolation… En rénovation, en remplacement d’une chaudière vieillissante, l’installateur dispose généralement d’outils pour faire ce calcul. Viessmann propose justement un logiciel pour assister les installateurs partenaires de la marque dans cette tâche. Cette consommation théorique doit être comparée,
par l’examen des factures de chauffage, aux consommations réelles de la maison. On détermine ainsi au plus juste la puissance de la PAC à installer.
Celle-ci ne doit pas excéder une quinzaine de kW. Au-delà, les déperditions de la maison sont trop importantes et il est préférable de se tourner vers un autre type de générateur, notamment une chaudière. Il peut aussi être pertinent d’engager d’abord des travaux d’isolation thermique.

Quid de l’eau chaude sanitaire ?

Dans l’existant, le dimensionnement de la PAC se fait toujours en fonction des besoins de chauffage, sans tenir compte des besoins sanitaires afin d'éviter le surdimensionnement. Pas de crainte à avoir de ce côté-là : la douche ou le bain seront toujours à la bonne température en raison des puissances de PAC requises en rénovation.

2. La question des émetteurs

La pertinence d’une solution PAC dépend aussi du type d’émetteur de chaleur installé dans la maison.
Le plus favorable est le plancher chauffant. Cet émetteur à très basse température présente la meilleure performance thermique et s’adapte à tous les types de PAC.
Les radiateurs moyenne température, un peu moins performants, conviennent aussi parfaitement.
Une difficulté peut provenir des radiateurs haute température. Ces modèles anciens, le plus souvent en fonte, doivent normalement être alimentés à une température d’au moins 70°C. Tout dépend en fait des travaux d’amélioration énergétique qui ont déjà été réalisés dans la maison. Si les fenêtres ont été remplacées ou
l’isolation renforcée, par exemple, ces radiateurs pourront fonctionner à plus basse température et ainsi être couplés à une PAC. Ce sera aussi le cas si les radiateurs ont été  surdimensionnés lors de leur installation. Si toutefois les conditions ne sont pas réunies, évitez de recourir à une PAC haute tempéature, très onéreuse, et privilégiez plutôt un générateur, là aussi comme une chaudière, mieux adapté à votre logement.

3. Le diagnostic électrique

La PAC, si elle est assimilée aux énergies renouvelables, n’en consomme pas moins de l’électricité. Passer d’une chaudière à une PAC nécessite quelques vérifications et aménagements. Tout d’abord, l’abonnement électrique doit être adapté aux besoins électriques supplémentaires. Un abonnement de 6 ou 9 kVA, fréquent pour une maison chauffée au gaz ou au fioul, se révèlera insuffisant. Au-delà de 9 kVA, il faut aussi vérifier la compatibilité des câbles électriques avec la nouvelle puissance souscrite. Il peut être nécessaire de les remplacer, occasionnant un coût supplémentaire à l’installation. Enfin, la mise en place d’une PAC peut dans certains cas requérir une alimentation triphasée. Le surcoût, par rapport à du monophasé, n’est pas négligeable : abonnement, câblage, tableau électrique doivent en effet être adaptés.

4. Le positionnement du groupe extérieur

Qui dit PAC, dit généralement groupe extérieur et notamment pour les PAC air-eau. Son emplacement doit être déterminé pour limiter les nuisances sonores, notamment pour le voisinage avec des règles d’émergence à respecter (pas plus de 3 dB(A) la nuit et 5 dB(A) le jour). L’intégration paysagère doit aussi être privilégiée, même si Viessmann propose aujourd’hui des équipements aux designs soignés.
Quoi qu’il en soit, dès la phase de réflexion, il est intéressant pour ne pas dire “vivement recommandé” de faire appel aux bons conseils d’un professionnel du chauffage.